TalentisLAB

Compte-rendu de la conférence Tourisme régénératif

Le mardi 22 septembre 2026, à l'Hôtel de la Vue-des-Alpes (NE), la conférence Tourisme régénératif a accueilli 32 participants.

Le tourisme ne se limite plus à réduire ses impacts négatifs. Une nouvelle approche émerge : le tourisme régénératif, qui vise à renforcer la santé globale d'une destination en générant des impacts positifs pour ses visiteurs, les habitants, les entreprises et les territoires. Elle s'inscrit dans la continuité des conférences organisées par TalentisLAB autour des enjeux de la transition du tourisme, après Tourisme durable : concrètement ! et Oups, est-ce du greenwashing ?.

Compte-rendu

En ouverture, Mara Lepori a accueilli dans le canton de Neuchâtel et présenté TalentisLAB.

Ahmed Muratovic, conseiller communal de Val-de-Ruz a ensuite replacé la conférence dans son territoire d’accueil : la Vue des Alpes, site emblématique dont l’histoire touristique remonte au XIXe siècle. À travers la reprise et la rénovation de l’hôtel, la commune souhaite en faire un point d’appui pour développer un tourisme doux, cohérent avec le paysage, la mobilité douce et les acteurs locaux. Un cadre particulièrement pertinent pour ouvrir une réflexion sur le tourisme régénératif.
 

André Cheminade — Hôtel des Horlogers

Faire de chaque séjour une contribution positive au territoire.

À travers l’Hôtel des Horlogers, André Cheminade présente une approche très opérationnelle du tourisme régénératif. L’établissement cherche à inscrire chaque décision — achats, énergie, restauration, expérience client, partenariats ou gestion des déchets — dans son territoire. La proximité avec les fournisseurs constitue un principe central, mais elle s’accompagne aussi d’une volonté de mesurer les impacts et d’impliquer les collaborateurs et les visiteurs. L’objectif est double : que le client reparte mieux qu’il n’est arrivé et que son séjour produise un effet positif sur la destination.

Idées clés

Un hôtel conçu comme une porte d’entrée sur la Vallée de Joux
Le concept « Make Time » invite à prendre du temps pour soi et à se reconnecter avec la nature. L’architecture, le design, la gastronomie et les expériences proposées cherchent à prolonger cette immersion dans le territoire.

Raisonner par cercles de proximité
André Cheminade utilise l’image d’une pierre jetée dans l’eau : le premier cercle d’impact doit être constitué des acteurs les plus proches. L’hôtel privilégie donc autant que possible les fournisseurs, artisans et producteurs locaux.

Agir sur les achats les plus fréquents
Eau, bière, café, pain, cosmétiques, boissons ou produits alimentaires deviennent autant de leviers. La démarche ne consiste pas forcément à rechercher le prix le plus bas, mais à intégrer les transports, l’économie locale, la qualité et la cohérence territoriale dans la décision.

Réduire les flux et les emballages
L’hôtel teste des solutions de livraison en grands contenants, de remplissage sur place et de réduction du plastique. Le témoignage montre que le tourisme régénératif se joue aussi dans des choix logistiques très concrets.

Mesurer pour crédibiliser l’engagement
Certifications, audits et mesure de l’impact CO₂ sont utilisés pour objectiver les actions. Mesurer permet de progresser et de limiter le risque de greenwashing.

Faire participer les visiteurs
Plantation d’arbres, entretien de la forêt ou actions avec des acteurs locaux peuvent devenir des expériences proposées aux clients et aux entreprises.

Donner une place centrale aux collaborateurs
Plusieurs innovations sont nées des équipes : objets réutilisables ou plantables, production de vaisselle en teambuilding par l'équipe formé par un artisan local, amélioration de certains équipements. Les collaborateurs deviennent ainsi des contributeurs de la démarche.

Créer des expériences difficiles à reproduire ailleurs
Produits locaux, artisanat, paysages et savoir-faire constituent le contenu même de l’expérience touristique. Le territoire ne sert plus de décor : il devient une composante du produit.

Enseignements pratiques

  • Une structure touristique peut commencer simplement : analyser ses cinq ou dix achats les plus récurrents, rechercher les alternatives locales et mesurer l’effet obtenu.
  • Il est également utile de solliciter systématiquement trois sources d’idées : collaborateurs, clients et partenaires.
  • Enfin, la démarche gagne en crédibilité lorsqu’elle rend ses choix visibles. Montrer la provenance des produits, raconter les partenariats et documenter les résultats permet de transformer les engagements en expérience pour le visiteur.
     

Citations marquantes

« À chaque fois, la question est : qu’est-ce qu’on peut faire mieux ? »
« Les idées viennent des collaborateurs, des clients et des partenaires. »
« Que les clients repartent mieux qu’ils ne sont arrivés et que leur séjour ait un impact positif sur la destination. »


Sophie Michaud — Parc naturel Pfyn-Finges

Passer du touriste consommateur au touriste acteur du territoire

Le Parc naturel Pfyn-Finges a mené un projet pilote pour comprendre comment développer concrètement une offre touristique régénérative. Pendant environ neuf mois, le Parc, accompagné par une spécialiste de la HES-SO, a travaillé avec un territoire pilote, son office du tourisme et ses habitants. Diagnostic, ateliers participatifs et benchmark ont permis de faire émerger plusieurs concepts avant de retenir une offre basée sur le volontourisme et l’entretien des sentiers. L’expérience montre surtout l’importance de partir des besoins du territoire et de construire l’offre avec les acteurs locaux.

Idées clés

Changer la place du visiteur
Le constat de départ est qu’un touriste reste souvent un consommateur du territoire. La démarche régénérative cherche au contraire à lui permettre de devenir un acteur pouvant contribuer positivement à la région.

Penser le territoire comme un système
Une offre régénérative ne doit pas seulement améliorer un élément isolé. Elle cherche à agir sur la destination dans son ensemble : nature, habitants, économie locale, patrimoine et expérience du visiteur.

Travailler dans une perspective de long terme
La régénération ne se mesure pas uniquement pendant le séjour. Elle implique une vision durable des transformations recherchées.

Assumer le droit à l’expérimentation
Le Parc a abordé le projet comme un pilote, avec la possibilité que certaines pistes ne fonctionnent pas. Cette capacité à tester fait partie intégrante de la démarche.

Associer très tôt l’office du tourisme
Le projet n’aurait pas été poursuivi sans engagement d’une destination touristique. Le Parc peut initier ou soutenir, mais l’offre doit ensuite être portée localement.

Partir d’un diagnostic territorial
Le travail a commencé par l’identification des forces, faiblesses et aspirations de la région : patrimoine culturel et naturel, manque d’infrastructures, visibilité limitée et volonté de développer un tourisme davantage ancré dans l’identité locale.

Faire émerger les idées par la participation
Deux ateliers ont associé habitants, responsables politiques et acteurs touristiques. Une centaine d’idées ont été proposées avant d’être regroupées et sélectionnées.

Quatre concepts issus de la démarche

  1. Le banc à histoires : permettre aux habitants d’enregistrer des récits locaux, accessibles ensuite aux visiteurs, pour préserver et transmettre le patrimoine culturel.
  2. Les sentiers régénératifs : inviter les visiteurs à documenter la faune, la flore ou les paysages via une application afin d’alimenter des travaux scientifiques. Le visiteur devient contributeur à une démarche de science participative.
  3. Le volontourisme : combiner séjour touristique et contribution volontaire, notamment autour de l’entretien et de la préservation des sentiers.
  4. Le terroir en partage : proposer des expériences dans les exploitations agricoles, associant travail avec les producteurs, découverte de l’agriculture et consommation locale.

Le concept retenu : contribuer à l’entretien du territoire

Le Parc a choisi de poursuivre la piste du volontourisme, avec des offres adressées aussi bien à des touristes individuels qu’à des entreprises.L’offre envisagée durerait de quelques jours à deux semaines et pourrait combiner :

  • participation à des travaux d’entretien ;
  • rencontres avec les habitants ;
  • interventions de spécialistes ;
  • découverte de la faune et de la flore ;
  • visites ou expériences complémentaires.
     

Enseignements pratiques

Le premier enseignement est de toujours commencer par une question : qu’est-ce que nous souhaitons réellement régénérer sur ce territoire ?

Cette question doit rester présente pendant toute la conception du projet. Sophie Michaud souligne qu’au cours des ateliers, cette finalité peut facilement se perdre derrière la recherche d’idées.

La participation locale est également déterminante, mais elle ne se décrète pas. Les ateliers ont réuni une douzaine à une quinzaine de participants, moins que souhaité.

Enfin, un projet régénératif gagne à associer dès le début celui qui sera capable de le porter dans la durée. Le rôle d’un parc peut être d’expérimenter, d’animer et de soutenir ; l’exploitation touristique doit ensuite trouver son porteur.
 

Citations marquantes

« On souhaite que le touriste devienne un acteur. »
« Qu’est-ce qu’on souhaite régénérer sur le territoire ? »
« On pouvait très bien échouer. C’était OK pour nous. »

 

Esther Mottier-Gerber — Votre Cercle de Vie

Réunir agriculture, tourisme et communauté pour régénérer un territoire

Avec Votre Cercle de Vie, Esther Mottier-Gerber présente une vision particulièrement globale du tourisme régénératif. Le projet est né d’une ferme familiale et d’une interrogation : quel rôle l’agriculture peut-elle jouer dans le futur ? Progressivement, alimentation, biodiversité, transmission, santé, tourisme, culture et lien social ont été réunis dans un même écosystème. Le projet veut reconnecter les visiteurs à la terre, rendre visibles les cycles naturels et utiliser l’activité touristique pour soutenir agriculteurs, artisans et habitants. Cette vision se matérialise notamment dans un vaste projet d’accueil mêlant ferme, hébergement, restauration, formation et espaces ouverts à la population.
 

Idées clés

Nourrir au-delà des calories
Pour Esther Mottier-Gerber, le rôle de l’agriculture ne consiste pas uniquement à produire de la nourriture. Il s’agit aussi de reconnecter les personnes à la terre, aux cycles naturels et à leur propre chaîne alimentaire.

Transformer les contraintes locales en ressources
Une ferme située au centre d’un village peut générer des tensions. Le projet a choisi de transformer cette proximité en force en ouvrant davantage l’exploitation et en développant les échanges avec les habitants et les visiteurs.

Répondre simultanément à plusieurs fragilités du territoire
Le projet est né de l’observation de problématiques très diverses : changement climatique, difficultés agricoles, vieillissement de la population, perte de savoir-faire, santé et isolement social. La réponse recherchée n’est donc pas sectorielle : elle met plusieurs fonctions en relation.

Créer des circuits alimentaires territoriaux
Le magasin bio développé autour de la ferme accueille progressivement les productions d’autres exploitations locales. La restauration poursuit cette logique en s’adaptant autant que possible aux produits réellement disponibles.

Transformer les surplus agricoles en opportunités
Plutôt que de laisser des productions excédentaires se perdre, le projet imagine des événements ou des transformations spécifiques. L’exemple du « festival des sauces tomates » illustre cette volonté d’adapter l’activité touristique aux rythmes réels de l’agriculture.

Préserver et transmettre les savoir-faire
Une part importante de la population locale détient des compétences artisanales et culturelles. Le projet cherche à créer des lieux où ces savoir-faire peuvent être pratiqués, transmis et valorisés.

Rendre les cycles visibles aux visiteurs
La philosophie du futur site consiste à supprimer autant que possible les « coulisses ». Cette visibilité doit favoriser une compréhension concrète plutôt qu'un discours abstrait sur la durabilité.
Le visiteur pourra comprendre comment :

  • l’eau est utilisée et traitée ;
  • les déchets sont transformés ;
  • l’énergie est produite ;
  • les animaux participent au fonctionnement du système ;
  • les aliments sont cultivés et transformés.

Faire participer plutôt que simplement montrer
Les visiteurs pourront contribuer aux activités : transformation alimentaire, fabrication de fromage, entretien de certains matériaux ou participation aux jardins. Le séjour devient ainsi une expérience d’apprentissage et de contribution.

Construire selon une logique circulaire
Le futur bâtiment cherche à utiliser au maximum les ressources disponibles sur place : terre issue des excavations, bois, récupération et traitement de l’eau, production énergétique à partir des matières organiques et surfaces cultivées.

Créer une place de village et pas uniquement un établissement touristique
Certains espaces sont prévus pour être accessibles sans obligation de consommation. Le projet entend ainsi rester utile à la population locale, et pas seulement aux clients.

Une démarche construite avec le territoire
Avant de définir précisément son modèle, l’équipe a rencontré de très nombreux professionnels de l’hôtellerie afin de comprendre leurs difficultés concrètes : technologies, entretien, personnel ou organisation du travail. Le projet a impliqué dès sa conception :

  • agriculteurs ;
  • artisans ;
  • hôteliers et restaurateurs ;
  • commune ;
  • organisations touristiques ;
  • parc régional ;
  • chercheurs et établissements de formation ;
  • entreprises spécialisées.

Un projet de très longue haleine
Cette phase d’écoute a fortement influencé la conception. Le témoignage souligne aussi la difficulté de faire émerger ce type d’innovation. Esther Mottier-Gerber évoque environ 18 ans de conception, l’implication de 21 services administratifs, plus de 1 000 personnes ayant participé d’une manière ou d’une autre et près de 30 000 heures de bénévolat familial. Elle indique également plusieurs millions de francs engagés dans le développement du projet avant sa réalisation complète.

Ces chiffres montrent que l’innovation régénérative peut se heurter à des cadres administratifs qui n’ont pas forcément été conçus pour des projets hybrides mêlant agriculture, tourisme, environnement et action sociale.
 

Enseignements pratiques

La première force du projet est de ne pas commencer par le bâtiment ou par le produit touristique, mais par les besoins du territoire.

La démarche similaire commence par quatre questions :

  1. Quelles sont les ressources déjà présentes ?
  2. Quelles fragilités voulons-nous contribuer à réduire ?
  3. Quels savoir-faire risquent de disparaître ?
  4. Comment les visiteurs peuvent-ils prendre part à la solution ?

Le second enseignement est de rendre visibles les systèmes. Lorsqu’un client peut voir l’eau, l’énergie, l’agriculture ou les déchets circuler, il comprend beaucoup mieux son propre impact.

Enfin, l’expérience montre l’importance de réunir très tôt les différentes parties prenantes. Un projet systémique ne peut pas être construit par un acteur isolé.
 

Citations marquantes

« Nourrir les gens, mais pas juste à travers des kilocalories. »
« Une culture reste vivante quand elle est vécue. »
« L’idée est de rendre les choses visibles, palpables, et que les gens puissent participer. »
« Pour moi, le tourisme régénératif est surtout un terrain de jeu très créatif et participatif, qui fait que tout le monde se porte bien — la nature comme les gens. »

 

Amélie Keller — EHL

Passer de la durabilité à une logique de contribution

Amélie Keller apporte le cadre conceptuel de la conférence. Pour elle, le tourisme régénératif ne remplace pas le tourisme durable : il l’élargit. Là où la durabilité cherche surtout à diminuer les impacts négatifs, la régénération vise à renforcer la capacité des territoires, des communautés et des écosystèmes à prospérer. Cette approche implique un changement de regard : penser en systèmes, sortir des frontières de son entreprise et redistribuer davantage la valeur créée. L’EHL a développé un Regenerative Hospitality Playbook pour aider les établissements à traduire ces principes en actions concrètes.

Idées clés

Passer de la croissance à la distribution de valeur

L’une des idées fortes est de ne plus considérer uniquement la croissance économique comme finalité. Le succès devient donc multidimensionnel : financier, social, environnemental et humain. Le tourisme durable reste nécessaire, mais ne suffit pas.
Le tourisme doit davantage se demander :

  • où va la valeur créée ;
  • qui en bénéficie ;
  • comment elle renforce le territoire ;
  • comment elle améliore la qualité de vie et la santé des écosystèmes.

Amélie Keller insiste sur le fait que durabilité et régénération ne doivent pas être opposées. Réduire les émissions, les déchets ou les consommations reste indispensable. Mais si le système dans lequel nous évoluons est déjà dégradé, maintenir le statu quo ne permet pas forcément de restaurer ce qui a été perdu. La régénération ajoute donc une ambition : contribuer positivement à la vitalité du système.

Penser en systèmes vivants
Un hôtel ou une destination n’est pas une entité isolée. Il fait partie d’un écosystème composé :

  • de milieux naturels ;
  • d’habitants ;
  • de cultures ;
  • de traditions ;
  • de collaborateurs ;
  • de fournisseurs ;
  • de visiteurs.

Comprendre les interdépendances entre ces acteurs, deux intelligences à combiner
Le modèle présenté par l’EHL repose notamment sur deux dimensions.

  • La “place intelligence” : comprendre profondément le lieu, ses ressources, ses fragilités, sa culture et ses singularités.
  • La “people intelligence” : comprendre les besoins humains et créer des expériences qui permettent aux visiteurs, collaborateurs et habitants de se transformer positivement.

Régénératif, pas enore recherché
L'adjectif « régénératif » n’a pas besoin d’être vendu au client. Pour Amélie Keller, il est surtout important que les professionnels comprennent et appliquent cette approche. Le terme relève donc davantage de la stratégie interne que du vocabulaire marketing. Le voyageur n’a pas nécessairement besoin de réserver une « expérience régénérative ». 
Ce qui compte est ce qu’il vit :

  • se reconnecter ;
  • comprendre le territoire ;
  • rencontrer les habitants ;
  • consommer local ;
  • contribuer ;
  • repartir avec une expérience transformatrice.

La régénération dépend du territoire
Il ne peut donc pas exister une checklist universelle permettant de déclarer automatiquement un hôtel ou une destination « régénérative ». Chaque organisation doit comprendre son propre écosystème et construire une réponse adaptée.

Le Regenerative Hospitality Playbook
L’EHL a développé un outil inspiré du Business Model Canvas.
Il permet aux équipes de réfléchir collectivement à :

  • leur écosystème naturel ;
  • leur environnement social ;
  • leurs collaborateurs ;
  • leurs clients ;
  • les opportunités existantes ;
  • les défis rencontrés ;
  • les acteurs à associer ;
  • les premières initiatives possibles.

L’objectif est de faire émerger une représentation globale du système avant de choisir les actions. L’outil a été testé auprès de différents types d’hébergement, notamment des hôtels et un camping, afin de vérifier qu’il puisse être utilisé au-delà de l’hôtellerie haut de gamme.
 

Enseignements pratiques

Le premier pas n’est pas forcément une action visible. C’est d’abord un changement de questionnement. Au lieu de demander uniquement :« Comment réduire notre impact ? » il devient utile de demander : « De quoi notre territoire a-t-il besoin pour mieux fonctionner, et quelle contribution pouvons-nous apporter ? »

Un diagnostic initial reste essentiel pour connaître son impact actuel. La démarche est nécessairement progressive. Ensuite : 

  1. comprendre son territoire ;
  2. identifier ses parties prenantes ; 
  3. réunir une équipe ;
  4. faire émerger les opportunités ;
  5. sélectionner quelques actions ;
  6. observer leurs effets ;
  7. recommencer.
     

Citations marquantes

« Passer d’une logique de croissance à une logique de distribution de valeur. »
« Il faut sortir des quatre murs de l’entreprise. »
« Le succès est multidimensionnel. »
« La régénération est un changement de paradigme. »

Nos intervenants

André Cheminade

André Cheminade dirige l'Hôtel des Horlogers depuis sa création en 2022, où il a fait de cet établissement un laboratoire d'une hôtellerie conciliant excellence, architecture, ancrage territorial et responsabilité environnementale. (Hospitality Summit)

Fort d'une carrière internationale dans l'hôtellerie de luxe, il défend une vision du tourisme régénératif fondée sur des actions concrètes, où l'hôtel contribue positivement à son écosystème, à la communauté locale et à l'expérience des visiteurs, au-delà de la simple réduction de son impact. Reconnu comme l'un des pionniers de l'hôtellerie régénérative en Suisse, André Cheminade partage régulièrement son expertise lors de conférences internationales afin d'inspirer les destinations et les professionnels à créer une hospitalité qui redonne davantage au territoire qu'elle ne lui prélève. Plus d'info sur son profil LinkedIn

Sophie Michaud

Responsable durabilité, produits et tourisme au Parc naturel Pfyn-Finges, Sophie Michaud accompagne le développement d'une destination où la préservation des patrimoines naturels et culturels s'allie à une offre touristique créatrice de valeur pour le territoire. Son travail porte notamment sur la conception d'expériences, le développement de produits touristiques et la mise en œuvre d'une stratégie conciliant attractivité, biodiversité et qualité de vie des habitants.

À travers l'exemple du Parc naturel Pfyn-Finges et un mandat octroyé à la HES-SO Valais-Wallis, elle présentera comment les principes du tourisme régénératif ont guidé le développement d'une nouvelle offre touristique en renforçant les écosystèmes, l'économie locale et les liens entre visiteurs, habitants et acteurs du territoire. Plus d'info sur son profil LinkedIn. 

Esther Mottier-Gerber

Fondatrice et directrice de Votre Cercle de Vie – Château-d'Œx. Issue d'une famille d'agriculteurs et formée en naturopathie, Esther Mottier-Gerber porte, avec son mari Nicolas, le projet Votre Cercle de Vie à Château-d'Œx. À la croisée de l'agriculture biodynamique, de la santé, de l'alimentation et du tourisme, ce projet pionnier développe un modèle où la ferme devient un lieu d'accueil, d'apprentissage et de transition écologique et sociétale.

Lors de cette conférence, Esther partagera son expérience de fermière, naturopathe et entrepreneure, ainsi que la vision qui guide le développement d'un projet touristique profondément ancré dans son territoire. Son témoignage montrera comment les principes du tourisme régénératif peuvent nourrir un projet entrepreneurial ancré dans son territoire, tout en renforçant la résilience du projet et de ceux qui le portent. Plus d'info sur son profil LinkedIn.

Amélie Keller

Project Coordinator en Regenerative Tourism & Hospitality à l’EHL, Amélie Keller travaille à la croisée de la recherche appliquée et des réalités du secteur touristique suisse. Elle est notamment co-autrice, avec Alessandro Inversini, Ronald Sone et Roland Schegg, du "Regenerative Hospitality Canvas", un outil développé pour aider les entreprises de l’hospitalité à traduire les principes de la régénération dans leur modèle d’affaires et leurs actions.

Elle définira la régénération, le tourisme régénératif et sa distinction de la durabilité, L'hospitalité régénérative sera prise en exemple avec la présentation du Playbook EHL, des exemples concrets  et des premiers pas accessibles aux acteurs touristiques. Plus d'info sur son profil LinkedIn.

Nos experts et intervenants

Programme

14h00 – Accueil et ouverture
Accueil des participants par Mara Lepori du NECO et du directoire de TalentisLAB

14h05 – Mot de bienvenue de la Commune de Val-de-Ruz
Ahmed Muratovic, conseiller communal de Val-de-Ruz
Mot de bienvenue au nom des autorités et présentation de la stratégie de la Commune en matière de tourisme, notamment autour du tourisme doux et de l’acquisition de l’Hôtel de la Vue-des-Alpes.

14h15   Témoignages d'acteurs engagés, des exemples inspirants montreront comment les principes du tourisme régénératif prennent déjà vie sur le terrain. Nos intervenants :

  • Hôtel des Horlogers - André Cheminade
  • Parc naturel Pfyn-Finges - Sophie Michaud
  • Votre Cercle de Vie - Esther Mottier-Gerber

15h00   Tourisme régénératif, Amélie Keller, EHL Hospitality Business School (École hôtelière de Lausanne)

  • Régénératif : de quoi parle-t-on ?
  • Qu’est-ce que cela change pour le tourisme ?
  • Le Regenerative Hospitality Playbook : un outil pour passer du concept à l’action       
  • Ça existe déjà ! Des exemples concrets
  • Par où commencer ?

15h40   Questions de compréhension sur le modèle régénératif et échanges avec les intervenants

16h30   Apéritif de réseautage

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